Les capes dans la chapelle
La Lune sonne, sonne, sonne. Branche noire esseulée dans un paquet d'air frais. Le Ciel crie, crie, crie.
Si je m'en retourne, tout brûlera. Les pas sont lourds, mais beaux, trois fois gracieux, trois fois heureux. As-tu eu ce que tu voulais ? Je sais que je peux jouer. Je gagne à tous les coups. Je suis en paix. Le regard brûle, brûle, brûle. La main droite prépare sa prière. La main gauche pèche, pèche, pèche. J'éclate, à grands coups d'insolence, l'immense tour de verre.
Qu'importe, après tout.
La Lune chante, chante, chante ; avec sa figure bossue et heureuse. La bonne vieille. Aussi cinglée que douce. Je prends un vieux crayon que je taille au couteau. Je trace une ligne ou deux sur une nappe en papier.
Tout peut bien passer à la poubelle.
Aux ordures.
Dans l'oubli.
En plein milieu d'une déchetterie, un hibou gronde, gronde, gronde.
Pour la énième fois, il entre en transe pendant que le ciel
Se racle la gorge.
Commentaires
Enregistrer un commentaire