Les poudres
Tout en haut, au dernier étage, où il fait toujours si chaud, le sol est parsemé de vieilles vignettes, pleines de buée, de poussière, caressées de soleil.
L'une d'elles est gorgée de sucre, de sel, d'olives, de chevelures blondes et mâles.
Une autre enivre très aisément. Pleine de volutes lunaires, de cendres superbes, ornée de savoureuses petites bulles, elle sent bon le champagne, le velours et la lumière des lustres.
Une autre encore est moins attirante : rustique, elle grince comme du vieux bois, on y entend des chats inconnus marcher dans le grenier. On y voit toujours la Lune. Elle aurait tant à bavarder...
Je me faufile dans d'obscurs chemins de croix. Vous savez, j'ai signé. J'ai posé ma griffe sous ces lignes improbables. Chaque regard posé sur moi me donne une espèce d'élan solaire, un frisson singulier. Je vis de leurs murmures, ceux qu'ils font crépiter quand je fais mon entrée parmi les ombres, couvert d'un beau tulle noir.
Je fume comme un pompier
Les brumes épaisses de leur passé,
Les gouffres palpitants de leur regard
Lassé.
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