Initiation (1°)
Le vent souriait fort et la nuit était douce
Avant ; et avant quoi, d'ailleurs ? J'ai oublié.
Avant les bains de pluie, les cris ou les secousses ?
Je m'en moque, jeune homme - et laissez-moi briller !
Des interrupteurs, j'en ai plein les poches, quelques fils électriques, des bougies, des briquets en plastique, du phosphore en capsules, de l'essence, des ampoules... Moi, j'ouvre grand les bras ; allumez la lumière !
Switch me on, dead man
Switch me on, dead man
Switch me on, dead man ...
Suivez bien ; répétez bien les mots, les gestes et les regards. Tout est millimétré, ici ; point d'erreur, nul hasard. Chaque lettre posée est une porte d'entrée, chaque son articulé un moyen de partir, de découvrir, un pas après l'autre, au fil des phrases, au fil des lignes, votre nouveau baptême. Le vrai.
Un baptême d'ombre et de globules.
Tout brille, ici, tout attire l’œil, le corps - le cœur, parfois. Un échiquier sismique où chacun a sa place, sa tenue, son regard ; chacun est dans sa case - rituel millénaire, tout droit sorti des sables diluviens.
Il égara son âme entre deux gratte-ciel ; qu'importe, après tout : une pluie grise et sublime vint arracher la ville
à son péché.
Ainsi soit-il ?
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