Berceuse

Je vole encore souvent sur les mers de ferraille, de sang, de plaies, de flammes. Le feu sourit, brille - Dieu(x) que c'est beau ! 
J'aime voir comme se désarticulent les marionnettes. J'aime entendre le murmure serein de ta voix ondoyante. 
J'ai couru si vite, pour avoir un regard. J'ai vu l'absence en majesté. 
Et tout implose
implose
où ? 
La note est fausse...

Je bénirai ta désinvolture, nous nous consumerons au ralenti jusqu'à ce qu'amour s'en suive. 

Et je rirai encore
En majesté. 
Je te sais perdu. Tu ne me comprends pas ? Tu ne saisis rien à ces regards hautains ? C'est normal. Je t'apprends à vivre dans un monde qu'on n'habite pas. 
Un perpétuel hall de gare (à soi). 
Pailleté de braises
Saupoudré de charbon ardent. 

Ne prends pas ma main. On respire mieux quand on a peur. Tout est plus profond. 

Je vais te révéler une berceuse secrète, celle qui fait dormir dans le blanc et l'or - blanc. Je vais t'apprendre. 

- Prends conscience de ton corps

Et deviens leur produit
Leur sourire 
Le berceau de leurs extases
Le tombeau de leur mesure
- L'enfant do...


                                                                                                   ...Echo... 

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